Jeune j’écrivais…

Suis-je capable d’écrire, voilà la question. Suis-je capable de placer des mots ensemble et créer un texte qui sera à la fois intéressant et pertinent. Quelle est ma motivation, est-ce que je fais tout ceci juste pour l’exercice personnel, ou ai-je une autre motivation ou but que je ne connais juste pas encore son existence. 

Jeune j’écrivais… 

Le plus vieux souvenir que j’ai de composer des textes, était lorsque je suis devenu assez grand pour écrire sur le dactylo de ma mère. C’était donc impressionnant. Lorsqu’on allumait l’unité, il commençait alors à émettre un petit bruit de fond électrique, le ruban d’encre qui après quelque temps d’utilisation commençais a être chaud et produisait une odeur, l’attention nécessaire afin de bien placer la feuille et l’aligner dans le rouleau, ensuite l’ajustement pour bien débuter son texte a la bonne place. Le bruit produit par chacun des petits marteaux à lettres frappant la feuille, le mouvement du bureau en dessous du dactylo qui bougeait quand le rouleau revenait en position initiale lorsque je commençais une nouvelle phrase. Je m’en rappelle comme si c’était hier. En bout de ligne, le concept que chaque frappe d’une touche était irréversible, chaque lettre qui devenait ensuite un mot, qui ensuite devenait une phrase, qui finissait par être un texte devait être réfléchi. 

Mes premières compositions ont été des scénarios de film. Ca me semblait le plus facile a écrire, je regorgeais déjà d’idées, l’imagination fertile alimenter par les influences de mes films préférés. Mes premiers scénarios étaient des films de détective, d’action et de suspense. Je commençais par un court résumé, sois quelque ligne pour établir le cœur de l’histoire, ensuite je sautais dans le vif du texte, le dialogue. Les acteurs prenaient vie dans mon imagination, je les voyais dialoguer entre eux au fur et à mesure que je leur écrivais quoi dire. Les plans de vue, les actions à prendre, tout ci retrouvait. Bien sûr limiter par mon âge et mes ressources à ce moment-là de ma vie, aucun de ces scénarios ont vue jour sur petit ou grand écran, mais, ils ont tous été produit dans ma tête au moment que je les écrivais par contre, et ceci était assez pour moi afin de me motiver à continuer. 

Par la suite, ma motivation de continuer à composer ces tourné vers la création de document plus formel, voire administratif. J’avais des projets et ces derniers nécessitent de la documentation, j’avais du boulot… J’étais plus vieux, j’avais plus d’autonomie. De nouvelles passion pouvait être entrepris et réalisé, j’avais les ressources pour les mettre en place. Ainsi vue la création d’une agence de détective privé, oui oui le Sherlock Holmes version jeune garçon, ou si vous préférez, ma version des Intrépides. Je fais référence bien sûr à cette émission de jeunesse qui suivait les péripéties de deux jeunes adolescents qui par le biais de leur émission de radio recevaient des missions de leurs auditeurs en besoin d’assistance. J’avais aussi le désir de recruter pour cette agence, il était donc primordial que je semble être le plus structurée et professionnelle possible. J’ai donc commencé par rédiger les standards d’opérations, ensuite un code de conduite et règlements internes, puis un contrat de service. 

Me voilà donc lancée dans la rédaction de tout ceci, faut savoir que je n’avais jamais même vu comment composer tous ces documents, l’internet était encore à ces débuts et peu accessible, la bibliothèque pour moi a été très utile. Un autre outil qui m’a été très utile et au comment plaisant à consulter jeune en revanche a été l’encyclopédie numérique Encarta, ça vous dit quelque chose ? Créé par Microsoft en 1993, cet outil allait révolutionner le monde des encyclopédies, fini l’ère des gros bouquins organisée en ordre alphabétique sur votre étagère. Nous pouvions maintenant simplement taper notre sujet désirer, et voilà le tour était joué, nous voilà inondés d’informations, photos, et même quelquefois des vidéos. Tellement plus facile après de pouvoir créer ce dont j’avais besoin comme documentation. Puis voilà, j’avais créé l’agence, ça devenait vrai, c’était plus juste une pensée, un rêve, une idée parmi tant d’autres. L’écrire, le rendait officiel, du moins, à mes yeux. 

Tout au long de ces différents projets d’écritures, je perfectionnais aussi un talent qui m’a aidé toute au long de ma carrière professionnelle jusqu’à ce jour, je parle bien sûr de ma dactylographie. Combien de fois je tapais à l’ordinateur alors que mon père passait dans le couloir avoisinant ma chambre, il s’arrêtait pour me regarder, tout simplement, impressionner. J’ai toujours cru, et maintenant encore plus, le fait que si seulement j’avais eu accès à un ordinateur pour travailler à l’école, d’ailleurs comme mon fils a présentement cette chance, j’aurai peut-être eu un parcours scolaire différent. 

Photo du clavier de mon premier ordinateur, soit un iMac première génération.

Bref, ou étais-je, ah oui, à l’adolescence maintenant. A mes débuts au secondaire, beaucoup de mon temps à l’école était passé à écrire des poèmes, oui oui vous avez bien lu, des poèmes. Le rime pour moi me venait facilement, aussi bien en anglais qu’en français, je pouvais en écrire sur tout plein de sujets ; ma vie, l’école, mes passions, et bien sûr mes amours. 

Mes poèmes sont même devenus un jour des paroles de chansons. Un groupe d’amis d’origine latine avait pris goût à me lire, il trouvait intéressant mes “lyrics” comme il disait. J’ai alors commencé à écrire pour eux. D’abord de mon côté j’étais en plein dans ma phase hip hop et rap, Eminem, Beastie Boys, Cypress hill, jouait en boucle dans mon baladeur. L’art verbal d’enchaîner des mots et des phrases en paroles allait être pour moi mon prochain défi et motivation d’écriture. Devoir composer des paroles dans ce type de registre était facile, je leur remettais ensuite ce que j’avais écrit et ces derniers y ajoutaient une trame musicale de leur propre création et le tour était joué. Nous avons même fait un spectacle pour les élèves à l’école un jour, j’étais bien fière de cet accomplissement. La vie a commencé à changer de vitesse par la suite, le départ de la maison familiale, l’entrée dans le marché du travail, les relations amoureuses, ont tous contribué à temporairement mettre ce passe-temps en dormance pour quelques années. 

Archives de mes compositions manuscrites.

Nous voilà finalement au temps présent. Père de deux encore jeunes mais grand garçons, conjoint a la plus merveilleuse des femmes et prêt à reprendre le clavier et me relancer dans ce passe-temps. 

Dans les étapes de rédaction d’un texte la première serait de savoir sur quel sujet vais-je écrire, ensuite vient la composition, ceci comporte tout plein de nouveau défis pour moi, la syntaxe, l’orthographe, la ponctuation, et l’exactitude de ce que j’écris pour en nommer que quelqu’un un. La rigueur, le fait d’être conscient que lorsque j’écris sur un sujet vérifiable, l’information que j’avance doit être juste. Tout ceci est relativement nouveau pour moi comme exercice, mais je me retrouve à éprouver beaucoup de plaisir à effectuer ces recherches en ligne. J’y vois même l’opportunité de combiner ma passion de la photographie à mes textes, en prenant note des photos que je dois obtenir pour mes prochains articles. J’ai aussi beaucoup d’espoir de dénicher d’autres chroniqueurs qui se joindront à moi. 

Vous en tant que lecteurs aurez le plaisir d’être au première loge de cette aventure, je ne sais pas combien d’articles je vais écrire, et à propos de quel sujet par contre. Toutes des questions que seul le futur pourra nous dire, ensemble. 

Vieux j’écrirai…

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